lundi 2 avril 2018

Eliza et ses monstres

Francesca Zappia
Éditions Robert Laffont
Collection R
398 pages

«Dans la vie de tous les jours, Eliza Mirk est une fille timide, intelligente, un peu étrange et... qui n'a pas d'amis.
Dans sa vie en ligne, Eliza est LadyConstellation, créatrice anonyme de La Mer infernale, un webcomic extrêmement populaire.
Avec des millions de followers et de fans à travers le monde, son alter ego est une véritable star.
Mais Eliza ne peut s'imaginer aimer le monde réel plus qu'elle n'aime sa communauté numérique.
Puis, un jour, Wallace Warland arrive dans son lycée et Eliza va vite se demander si la vie ne mérite pas d'être vécue hors ligne...
Le nouveau roman écrit et illustré par Francesca Zappia, la talentueuse auteur de Je t'ai rêvé.»

Mon avis


10/10

La Collection R frappe encore très fort avec leur dernière sortie Eliza et ses monstres! Je n'aurais probablement pas été le chercher en rayon habituellement, n'étant pas une grande fan des histoires contemporaines adolescentes, mais celle-ci est complètement différente et a absolument su me toucher.

J'ai été plongée dans l'univers d'Eliza dès le début. Elle a une identité secrète sur internet, mais pas n'importe laquelle: elle est l'auteure de l'une des bandes-dessinées les plus populaires sur le web et personne de son entourage ne sait qui est elle vraiment. Je pense que ce personnage peut rejoindre beaucoup de jeunes. Eliza est au fond une adolescente très ordinaire. Elle n'aime pas beaucoup l'école et elle s'épanouit à travers le dessin et les forums internet. Elle se sent très déconnectée de sa famille, qui ne comprend rien à rien. J'ai moi-même passé l'adolescence, mais j'ai su m'identifier à elle en me rappelant comment j'étais il y a quelques années.

L'auteure a su créer quelque chose de très intéressant autour de la bande-dessinée de Eliza. Certaines planches et dessins sont insérés ça et là dans le roman et on décrit assez bien l'histoire et les personnages. Dommage qu'elle n'existe pas réellement, j'aurais vraiment voulu la lire!

Une fois bien ancrée dans l'univers d'Eliza, j'ai découvert en même temps qu'elle celui qui allait bouleverser le tout: un garçon. J'ai aussi adoré le personnage de Wallace. J'ai tellement aimé qu'Eliza et lui ne représente pas le couple d'adolescents moyens: ils sont un peu nerds, ils sont un peu bizarres.

Franchement, ce livre était un succès sur toute la ligne (j'ai seulement un léger bémol avec quelques réactions de Wallace vers la fin du livre qui m'ont déçue, mais rien pour gâcher mon appréciation globale). Je l'ai dévorée en quelques heures en le posant à peine.

Je remercie grandement la Collection R Canada pour la lecture de ce roman dans le cadre du Club des Lecteurs R Canada!


samedi 10 mars 2018

Les Belles, tome 1

Dhonielle Clayton
Éditions Robert Lafont
Collection R
465 pages

«Ne souffrez plus pour être une Belle.
Dans le monde opulent d'Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.
Or Camélia ne veut pas se contenter d'être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d'Orléans pour s'occuper de la famille royale et d'être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s'avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent...
Le premier volet d'une série éblouissante.»



Mon avis



7/10

Depuis que j'ai lu La Sélection, chaque roman abordant une magnifique robe comme celle-ci me donne automatiquement envie. Si la couverture nous fait penser à cette série, l'histoire m'a plutôt rappeler Le Joyau, une autre saga de la Collection R. 


Mon avis final est un peu mitigé. Je ne suis pas tombée amoureuse de l'univers comme je l'aurais voulu. L'idée d'une société obsédée par la beauté et par la mode m'a beaucoup plu. Cependant, je trouve qu'un univers dystopique aurait mieux fonctionné. Les Belles sont des créatures magiques, créées par une déesse. Ça n'a pas réussi à venir me chercher totalement. Certains éléments de l'univers sont étranges. On communique à l'aide de «ballons» et les Belles utilisent des sangsues pour se purifier le sang... Je ne sais pas!


Le début de l'histoire est plutôt lent. L'auteure installe l'univers et fait comprendre au lecteur les contraintes de cette société. Ça a été trop long avant que je comprenne quel était l'enjeu du roman. Quelle est l'intrigue? Qu'est-ce qui doit me tenir en haleine? L'histoire finit par décoller, heureusement et j'ai tout de même bien apprécié! L'intrigue change rapidement et de nouveaux éléments viennent modifier ce que l'on pensait comprendre. 


J'ai aussi une réserve quant aux personnages. Je trouve qu'ils ne sont pas assez nuancés, un peu trop stéréotypés. Camélia, le personnage principal, est cependant plutôt intéressante. J'ai aimé la voir chercher un équilibre entre son envie d'être la meilleure et celui de faire le bien. 


Pour terminer, le roman n'a pas réussi à venir me chercher comme je l'aurais espéré, mais il y a tout de même de bons éléments dans l'intrigue à découvrir! 



Je remercie grandement la Collection R Canada pour l'envoi de ce roman pour le Club des Lecteurs R Canada!


samedi 10 février 2018

Après nous, tome 1: Au commencement

Myra Eljundir
Éditions Robert Laffont
Collection R
369 pages

«Les cartes du destin de l'humanité sont entre ses mains. Est-elle porteuse de chaos ou de la promesse d'un monde meilleur ? 

Jezebel Kern a tout pour elle : des parents aimants, soucieux de son avenir, un véritable talent de musicienne, une voix envoûtante. Rien ne semble pouvoir troubler son petit paradis. Mais lorsque Hannah et Johann Kern perdent la vie dans un accident de la route, Jezebel découvre qu'il n'y a aucun acte de naissance à son nom. Peu à peu s'impose une terrible vérité : elle a été kidnappée dans sa petite enfance. À qui ? Pourquoi ? Et surtout, d'où lui vient cette voix capable de charmer... comme de blesser mortellement ? Jezebel devra le découvrir au travers d'une quête qui fera vaciller ses croyances et la portera aux frontières de l'apocalypse»


Mon avis


10/10

Cette lecture m'a complètement subjuguée. Je suis entrée dans un univers sans pareil et je n'ai qu'une hâte: m'y replonger avec le tome 2. 

Je veux d'abord discuter des personnages. Dans les romans, le cliché, c'est de faire des personnages trop blancs ou trop noirs: des méchants et des gentils et de les mettre en opposition dans l'intrigue. Plusieurs auteurs échappent au piège en construisant des personnages avec des défauts et des qualités, très humains. Ici... on est ailleurs. Myra Eljundir a sa façon bien à elle de créer des personnages. Ils ont tous un fort côté noir. Si j'avais à les classer dans le cadre des «méchants» et des «gentils», je les mettrais tous du côté des mauvais! C'est très particulier à lire, car je les aimais et m'attachais à eux, même malgré leur côté sombre assez prononcé. Pour ceux qui auraient déjà lu Kaleb, l'autre série de l'auteure dans la Collection R, vous reconnaîtrez le goût de Myra Eljundir pour les personnages machiavéliques. Et... ça fonctionne si bien!

J'ai absolument adoré ce livre pour plusieurs autres raisons. D'abord, le début est très prenant. On commence l'histoire avec... un foetus. Une petite fille pas encore née, qui apprend la noirceur de la vie à ses dépends. Je n'avais jamais lu quelque chose comme ça. 

Ce qui a rendu mon expérience de lecture magnifique, c'est qu'alors que je croyais savoir des choses en tant que lectrice, je réalisais à certains moments que je voyais tout faux depuis le début. Myra Eljundir joue avec nous. Bravo à l'auteure, c'était génial! 

Et la fin, la fin...! C'est très bizarre à dire, mais on dirait que j'ai réalisé vers la fin que le personnage principal de l'histoire n'était pas celui que je croyais... Oui, oui! L'auteure réussit à nous mener en bateau jusqu'à nous tromper sur qui est vraiment au centre de cette histoire. 

Je ne sais pas quoi dire d'autre que j'admire le travail de l'auteure sur cette oeuvre qui m'a fait passer par toutes les émotions et que j'ai trouvée extraordinaire sur tellement de points. 

Peut-être lirez-vous d'autres critiques, qui elles vous diront que ce n'était pas du tout une réussite. Les avis semblent très partagés: on adore ou on déteste. Alors il n'y a qu'une chose à faire: le lire pour choisir son camp!

Je remercie grandement la Collection R Canada pour la lecture de ce livre fabuleux dans le cadre du Club des Lecteurs R Canada. (c'est celui-ci qui a mon vote pour le meilleur roman R de l'année jusqu'à présent, mais chut!)

samedi 20 janvier 2018

Kaïsha, tome 4: L'héritière des mondes

Élisabeth Camirand
Éditions AdA
739 pages

«La nation des Plaines, autrefois prospère et pacifique, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ses grandes cités sont réduites en cendres et ses habitants vivent dans la terreur, prisonniers sous le joug de la nation du Désert et de son impitoyable armée. Un espoir demeure cependant. L’Enfant des cinq mondes a réussi l’impossible : former une armée rassemblant les nations des Plaines, des Montagnes, de la Forêt et de la Mer, toutes prêtes à mettre leurs différences de côté pour lutter ensemble contre leur ennemi commun.
À présent, les dés sont jetés. Les cinq peuples sont réunis sur un même terrain, prêts à s’affronter dans la première guerre des nations. D’un côté, l’armée du Désert, avec à sa tête le terrible général de Tek-Mar. De l’autre, l’armée de l’Alliance, menée par l’Enfant des cinq mondes : Kaïsha. Il semble que la vie entière de Kaïsha semble l’avoir mené vers ce moment. Elle n’a pas réussi à empêcher cette guerre de se produire. Mais aujourd’hui, elle y mettra fin.»

Mon avis


9/10

Kaïsha, c'est une série que j'affectionne particulièrement. J'avais hâte de lire la fin, mais en même temps, ça allait être terminé! J'ai lu le tome 1 un peu par hasard, parce que c'était écrit par une jeune auteure québécoise, et j'ai été charmée! Chaque tome était ensuite une lecture unique que j'attendais avec impatience.

Dans le premier tome, on rencontre un jeune fille de 13 ans qui apprend qu'elle est née d'une union entre deux personnes ne provenant pas de la même région, du même monde. La téméraire Kaïsha quitte le nid familiale qui l'a vue grandir et part en quête de qui elle est. 

Kaïsha est un personnage tellement fort. À travers les quatre tomes, elle vieillit de 5 ou 6 ans et le lecteur la voit se transformer. Ce que j'ai aimé, c'est qu'elle est forte, loyale, courageuse, mais qu'elle a aussi des défauts comme celui d'être très obstinée ou celui de se mettre en danger inutilement. Cela la rend très vivante et réaliste. À certains moments, je trouvais ses décisions irrationnelles, mais si parfois cela me dérange dans des romans, ici, pas du tout, car c'est dans sa personnalité et c'est comme cela que j'ai appris à l'aimer!

Ce tome 4, c'est l'apogée de tout ce qui a été développé dans les tomes précédents. Les peuples, qui étaient si distants les uns envers les autres au début, sont maintenant rassemblés dans un même but. Kaïsha est devenue une femme, forgée par toutes les aventures qu'elle a vécues. 

Comme pour chacun des autres tomes, l'auteure exploite un thème très humain: celui de l'acceptation de la différence. C'est rafraichissant et cela fait aussi du bien de lire une histoire ou un changement de mentalité a bel et bien lieu. Bon, ce n'est peut-être pas réaliste en tout point, l'humain étant ce qu'il est, mais c'est une histoire et cela fait du bien de rêver!

Le roman est très intéressant et rempli de rebondissements. Les 739 pages sont par contre peut-être un peu trop nombreuses. Il aurait été possible de couper un peu sans nuire à l'histoire. 

Pour conclure, Kaïsha est une série jeunesse d'une très grande qualité que je mettrais entre n'importe quelles mains adolescentes (ou plus âgées!). Je félicite l'auteure pour l'aboutissement de sa première série et le succès dont celle-ci a jouit! 

Je remercie grandement l'auteure et la maison d'édition pour m'avoir permis de lire Kaïsha!

dimanche 7 janvier 2018

From the past, tome 1: Adaptation

Lauren Peretti
Éditions Rebelle

«Belmont Massachussetts, 1955. 
Livia a dix-sept ans. Etouffée par les angoisses de son père, elle rêve d’émancipation. Mais, alors que pour la première fois, elle est autorisée à sortir avec ses amis pour voir le succès annoncé de la Fureur de Vivre, Livia perd subitement connaissance. 
Quand elle se réveille, 59 ans se sont écoulés mais elle a toujours 17 ans… Surtout, elle possède d’inquiétantes capacités inexpliquées. 
Aidée par Kate, neurologue chevronnée, Livia parviendra à s’échapper de FitcherTeck qui la tient captive. 
Meurtrie par la perte des siens, elle devra relever plus d’un défi : rattraper près de soixante ans d’histoire, de technologie et d’évolutions sociales et culturelles, maîtriser ses nouvelles capacités mais, surtout, découvrir ce qu’il lui est arrivé, le tout sous la menace de FitcherTeck, organisation sans scrupule qui met tout en œuvre pour la retrouver. 
Dans sa fuite vers son destin, Livia découvrira l’amour avec le beau William, fils naturel de Kate abandonné à la naissance, lui-même brisé par la vie. Ensemble, ils tenteront de se reconstruire.»

Mon avis


8,5/10

Une première chose que j'ai trouvé absolument génial en ouvrant mon paquet arrivant des Éditions Rebelle, leurs livres sont plus beaux que jamais! La texture des couvertures est dans un fini mât et le dos est joli! Si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage à aller faire un tour sur leur site.

J'ai passé un excellent moment avec From the past. On débute l'histoire avec Livia, une adolescente habitant aux États-Unis dans les années 50. Quelques émanations de chlorophylle plus tard, elle se réveille attachée à un lit d'hôpital. Sauf qu'elle a dormi beaucoup plus longtemps qu'elle ne peut l'imaginer. 

La première partie du roman est entraînante. C'est tout un mystère qui entoure l'enlèvement de Livia, et son retour 60 ans plus tard. Même à la fin de ce premier tome, on n'a pas encore toutes les pièces du casse-tête.

Le personnage de Livia est intéressant. Elle arrive d'un autre temps et j'ai trouvé que l'auteure a bien su lui donner des caractéristiques et des valeurs adaptés à cette situation. L'un des problèmes lorsqu'il y a un tel voyage dans le temps dans un roman, c'est que l'adaptation du personnage à son nouvel environnement soit réaliste. Ici, j'ai trouvé que Livia avait compris la technologie et les moeurs d'aujourd'hui un peu trop rapidement.

La relation entre William et Livia est un autre point fort du roman, ainsi que celle qu'elle a avec Kate. Leurs liens se resserrent rapidement et j'ai aimé cette cohésion entre eux.

Au final, j'ai adoré l'idée et les personnages. C'est difficile à expliquer, et c'est peut-être aussi dû en parti à la traduction, mais j'ai trouvé que le texte n'était pas complètement abouti. Je suis tout de même bien curieuse pour un tome 2!

Je remercie grandement les Éditions Rebelle pour l'envoi de ce roman!

samedi 9 décembre 2017

Girlhood

Cat Clarke
Éditions Robert Laffont
Collection R
360 pages

«L'amitié, c'est comme une allumette...... il suffit d'une étincelle pour se brûler les doigts.
J'ai sombré quand ma soeur jumelle est morte, et mes amies m'ont reconstruite, morceau par morceau.
Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer.
Jusqu'à ce que débarque cette nouvelle fille...
Entrez dans l'univers de Cat Clarke, la reine du thriller émotionnel !»

Mon avis


8/10

En amitié, on peut se brûler. C'est l'histoire de Harper qui l'apprend à ses dépend.

Avec ce titre, la Collection R m'a complètement sortie de ma zone de confort. Ce rose, ce titre... Je dois dire que jamais je ne me serais penchée sur ce roman en librairie, parce que ce n'est pas mon type de lecture habituellement. Par bonheur, c'est une découverte qui fut un succès!

Ce qui m'a plu dès le départ, c'est le lieu. Quand une histoire débute dans un pensionnat pour filles perdu dans un recoin de l'Écosse, on a tout de suite une image très forte en tête et l'ambiance se construit d'elle-même. Ça peut être un peu cliché, mais je crois que je n'ai pas assez lu de romans de pensionnat quand j'étais petite... J'aime ce cliché, je n'ai pas eu ma dose.

Un autre élément qui m'a plu: la complicité et la quasi fusion entre elles du groupe d'amies de Harper. Dès le départ on sent l'amour entre elles. C'est avec un brin de nostalgie que cela m'a fait repenser à mes propres années d'adolescence, celles où l'amitié est la chose la plus vitale.

Par la suite, c'est la cassure. On peut encore dire que Cat Clarke joue un peu avec les clichés, car c'est l'arrivée d'une nouvelle élève qui créer le remous. Comme les personnages, j'ai eu du mal en tant que lectrice à cerner Kristy. C'est un personnage complexe et c'est sa découverte qui crée le suspense du roman. Parce que du suspense, il y en a! J'ai lu le roman très rapidement, car j'avais du mal à le lâcher. On veut savoir ce qui va se passer.

Ce qui m'a un peu moins plu, c'est l'histoire du passé de Harper. La soeur jumelle disparue... Ça ne m'a pas vraiment touchée. J'ai aussi été légèrement déçue par la fin, qui aurait dû être différente à mon goût, mais comme j'ai beaucoup aimé le reste, je ressors de cette lecture avec une impression très positive.

Je remercie la Collection R Canada pour l'envoi de ce roman pour le Club des Lecteurs R Canada!


vendredi 17 novembre 2017

Les vies multiples d'Henry Quantum

Pepper Harding
Éditions Michel Lafon
263 pages

«Rien ne peut emprisonner un esprit  

Le 23 décembre, Henry Quantum s'aperçoit qu'il a oublié d'acheter un cadeau pour sa femme Margaret. Simple oubli ou signe de désamour ? Comment le savoir quand on s'appelle Henry Quantum et que mille pensées vous traversent l'esprit à tout moment ?

De l'existentialisme au vide cosmique en passant par le bouddhisme, les diversions se multiplient alors qu'il chemine dans les rues de San Francisco à la recherche du cadeau parfait. 

Pendant sa marche, il rencontre Daisy avec qui il a eu une liaison et ce simple échange inverse le cours de sa pensée. 

Et s'il s'était trompé d'histoire d'amour ?»


Mon avis


8/10

Je me suis fait happée par la tendresse et la candeur de cette jolie histoire. Un petit baume sur le coeur, qui se lit très bien à l'approche de Noël.

Au début, le personnage d'Henry nous étourdit. Son principal objectif en ce 23 décembre: acheter un parfum pour sa femme. Pourtant, tout semble l'en éloigner. Par la façon dont Henry se laisse emporter par tous les petits contretemps qui se présentent, on comprend rapidement que sa relation avec Margaret n'est pas celle souhaitée avec son épouse.

J'ai trouvé Henry absolument charmant. À la place de franchir les quelques étapes qui le mènerait dans les rayons du magasin pour acheter son parfum, il se retrouve sur un banc avec un type qui ressemble au père Noël en grande discussion philosophique.

Après avoir suivi les méandres d'Henry et de son parfum toujours pas acheté, on va du côté du personnage de Margaret. J'ai aussi beaucoup aimé la suivre, avec l'impression de découvrir l'envers du décor.

Chacun à sa façon, Henry et Margaret réalisent qu'ils seraient mieux l'un sans l'autre. J'ai beaucoup aimé la structure, d'un personnage à l'autre. C'est difficile de mettre des mots sur mon impression de ce livre. Sans trop savoir pourquoi, il m'a juste rendu.. heureuse! Comme quand on regarde un film de Noël ou un film de filles.

Bref, quelques pages de bonheur que je vous suggère!

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon Canada pour cet envoi!