dimanche 15 octobre 2017

La tueuse de dragons

Héloïse Côté
Éditions Alire
473 pages

« Il y a trois sortes de dragons. Tous crachent du venin, mais les effets varient. Le venin des colossi tue immédiatement, celui des minusi paralyse. Quant à celui des sourni, il brûle comme de l’acide… »
Celle qui parle s’appelle Deirdra. Enfant, elle a échappé de peu aux terribles créatures ; orpheline, elle a été recueillie par un maître-dragon et, dès qu’elle l’a pu, c’est ce qu’elle est devenue : une tueuse de dragons. Mal embouchée, têtue, le visage balafré, Deirdra ne possède que son épée pour terrasser l’ennemi et ses dagues pour demeurer en vie. Et quand elle en a, elle troque tout son or contre de la dragonne, cette drogue grâce à laquelle les tueurs de dragon voient leur courage décuplé, oublient leurs douleurs et supportent leur marginalité au sein de ce royaume pourri qu’est l’Austrion.
Or, c’est connu qu’on meurt jeune quand on pourchasse les monstres, et la vie peut être encore plus courte quand la soldatesque nous suspecte – à tort ! – d’avoir assassiné des devineresses, ces folles qui ont prédit à Deirdra que le bonheur serait à sa portée lorsque la quête d’Ubad, le premier tueur de dragons, serait achevée.
« Voilà une prédiction pour le moins ridicule ! » pense la tueuse, qui ne voit guère comment sortir vivante du pétrin dans lequel elle est embourbée… et ne peut croire à la venue d’un jour où il ne resterait plus de dragons à tuer ! 

Mon avis


9/10

C'est le sourire aux lèvres que je me suis plongée dans La tueuse de dragons, simplement parce que cela me rend toujours heureuse de découvrir des plumes québécoises de talent dans le genre de la fantasy. Acheté dans un salon du livre lorsque j'ai rencontré l'auteure, ce roman était sa recommandation pour la découvrir sans se lancer dans une série. Je peux dire que je ne suis pas déçue! Le test est passé haut la main, je me lancerai avec plaisir dans l'une de ses séries.

Un développement fort intéressant d'un univers de dragons et une héroïne exceptionnelle font de La tueuse de dragon un succès pour moi. Deirdra est d'abord un personnage dans une classe à part. Plusieurs auteurs de fantasy font fi des stéréotypes de genre et nous font cadeau d'héroïnes féminines brillantes et badass. Héloïse Côté arrive à aller tellement plus loin en créant un personnage très androgyne. Elle est une femme, mais on l'oublie constamment pendant le récit, et c'est génial. Elle a un passé trouble et a appris la vie à la dure. Certains passages sont même un peu difficiles à lire, mais ils nous aident à mieux la comprendre. 

J'ai aussi adoré tout ce qui touchait à la mythologie autour des dragons. Ce sont des êtres mystérieux et la découverte de nouvelles connaissances sur eux est un thème clé dans l'histoire qui m'a gardée captivée. 

Si j'avais à émettre un commentaire plus négatif, je dirais que c'est un peu long avant d'entrer dans l'histoire. Le début contient quelques longueurs, mais la cadence s'accélère par la suite.

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment de lecture à chasser les dragons et je continuerai à coup sûr ma découverte de cette auteure. 

Albertine ou la férocité des orchidées

Julie Boulanger et Amélie Paquet
Éditions Québec Amérique
238 pages

«Trentenaire délurée et inaccomplie, Albertine Bouquet travaille comme écrivaine fantôme pour une polémiste réputée. Outre une affection incontrôlable pour les chats, Rambo et Hochelaga-Maisonneuve, elle porte un amour trouble à deux hommes aux antipodes l’un de l’autre, jusqu’à ce qu’elle rencontre Charlotte, qui pourrait brouiller les cartes.

De nouveaux projets viennent alors modifier sa trajectoire jusque-là chancelante. Plongée dans une exploration conjointe du monde de la finance et du désir féminin, Albertine tâtera d’expériences sensuelles et intellectuelles de plus en plus indissociables.

Résolument féminin et hautement provocateur, Albertine ou La férocité des orchidées joue avec les codes de la littérature populaire et amuse avec esprit.»

 L'avis de Catherine


Albertine est une écrivaine pas comme les autres. Elle tient un blogue portant sur la littérature érotique, dans lequel elle parle d’aventures qu’elle a vécues. La jeune femme ne tient pas du tout à tisser une relation avec quelqu’un, elle préfère plutôt être totalement indépendante. Sa vie changera lorsqu’elle rencontrera Charlotte, une animatrice de télévision bien connue. Pour la première fois de sa vie, Albertine est déstabilisée et découvrira le désir féminin, chose qu’elle n’a jamais vécu auparavant. Elle fera de nouvelles expériences et se redécouvrira à travers cela.

Tout au long de ce roman, on assiste à la transformation d’Albertine. Celle-ci mène la même vie depuis des années. Elle vit la liberté et l’indépendance, en n’ayant pas d’attaches avec les hommes, en travaillant pour Rose Leduc, une femme d’opinions très connue et en écrivant sur son blogue. Au cours de l’histoire, elle fait face à plusieurs nouveaux projets et de nouveaux défis. On lui offre de rédiger la biographie d’une grande femme d’affaires, elle se fait offrir de participer à la réalisation d’une série de documentaires et elle est en quête d’une relation plus sérieuse. Sa vie prend un tournant plus concret et on découvre comment elle réagit face à tous ces changements.

J’ai bien aimé ce roman, je me suis attachée au personnage principal au fil des pages. J’avais hâte de terminer ma lecture pour savoir quel serait le dénouement de la vie amoureuse d’Albertine. Depuis le départ, Albertine est instable dans ses relations. À travers tous les changements qu’elle vit, on veut savoir si elle réussira à développer une relation stable pour une fois. Généralement, ce n’est pas le style d’histoires que je lis. Toutefois, j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et j’ai été agréablement surprise. Derrière les passages érotiques contenant souvent bien des détails, il y a une histoire d’amour et de découverte de soi. Si vous cherchez une lecture divertissante et parfois comique, je vous le recommande!

Nous remercions grandement les Éditions Québec Amérique pour ce partenariat!



samedi 23 septembre 2017

Le potager

Marilyne Fortin
Éditions Québec Amérique
340 pages

«Et s’il fallait porter un masque et des gants en permanence ? Faire ses provisions grâce à des coupons de rationnement ? Se débarrasser des chats faute de nourriture ? Se déplacer à vélo puisqu’il n’y a plus d’essence ? Et si l’apocalypse arrivait tout doucement, insidieusement ?
Depuis qu’un virus mortel s’est propagé partout dans le monde, Caroline voit chaque semaine son univers changer. Entre deux crises d’anxiété, elle doit néanmoins s’occuper de son mieux de ses deux jeunes garçons. Tout ce qui était auparavant si simple est devenu difficile. Même se nourrir. Les habitants de son quartier décident alors de s’unir pour cultiver un potager… mais les choses les plus banales prennent désormais des allures dramatiques.
Jusqu’où ses voisins iront-ils pour protéger leurs récoltes maintenant que chaque personne représente un concurrent dans cette course à la survie ? Et jusqu’où Caroline elle-même ira-t-elle ?»

Mon avis

8,5/10

Lorsque j'ai vu que Marilyne Fortin sortait un second roman: il me le fallait. Dans un style totalement différent que celui de son premier-né, La Fabrica, l'auteure nous propose une histoire d'épidémie et de survie effroyablement réaliste.

Une épidémie se déclare sur le continent africain et s'étend rapidement au monde entier. En banlieue de Montréal, Caroline essaie de faire le nécessaire pour protéger sa petite famille. La nourriture est rationnée, puis vient à manquer. Les contacts humains sont proscrits: n'importe qui pourrait vous transmettre la maladie. Si l'eau et l'électricité fonctionnent encore, ce n'est qu'une question de temps avant que cela cesse...

Depuis que j'ai lu le magnifique Station Eleven, je craque pour les histoires d'épidémie. Celle-ci est tellement réaliste, j'en avais peur. Une situation comme celle-là pourrait arriver si des maladies comme l'Ebola n'arrivaient pas à être contenues. J'ai beaucoup réfléchi: comment réagirai-je si cela se produisait? Est-ce que je réussirais à être assez brillante et chanceuse pour m'en sortir?

La première partie du roman expose la lente paralysie de la société, la peur et l'angoisse qui s'installent, l'instinct de survie qui reprend tranquillement ses droits... On se met énormément à la place de Caroline. Quoi faire, à quel point tenter d'être prévoyant, à quel point laisser la peur prendre le dessus. La seconde partie est explosive. Mais vous devrez le lire pour découvrir.

Un petit détail qui m'a fait encore plus apprécier ma lecture est les débuts de chapitre. Caroline est enseignante d'histoire et chaque chapitre débute avec une illustration et un texte explicatif sur une coutume ou une pratique dans l'histoire qui est liée avec la situation actuelle. Un petit ajout qui rend le livre unique. 

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment à angoisser dans ce charmant potager. À lire!

Je remercie grandement les Éditions Québec Amérique pour cette lecture! 


mardi 19 septembre 2017

Les rois mongols

Nicole Bélanger
Éditions Québec Amérique
185 pages

«Octobre 1970. Manon, adolescente sensible et délurée, apprend qu’elle et son petit frère qu’elle aime plus que sa propre vie seront placés en familles d’accueil. Jamais Mimi et elle ne seront séparés. Jamais. Elle l’a promis « juré craché ». Devant la menace imminente, Manon choisit le chemin de la rébellion et de la fuite. Inspirée par les événements politiques qui secouent le pays, elle élabore un complot dans le but de kidnapper une vieille femme qui leur servira d’otage et de grand-mère. Avec l’aide de ses deux cousins, elle met vite son plan à exécution.
 
 « Ils vont me l’aplatir, me l’uniformiser, me le rouleaucompresser, éteindre ses désirs, tuer sa rage. Je ne les laisserai pas faire. Moi pis Mimi, on va s’en aller loin. On va rester rebelles, insoumis, mal élevés et fiers de l’être. Plus personne va réussir à nous décourager en nous faisant croire qu’on est des sans-dessein. On va devenir capables de tout. »


Mon avis



8,5/10

Il y a décidément une thématique dans les nouvelles parutions chez Québec Amérique (voir ma dernière chronique sur Un temps nouveau), puisque j'ai eu la chance de lire un autre roman nous plongeant dans les années 70 au Québec. L'angle est cependant très différent et ce fut une autre excellente lecture.

Manon et Mimi, une soeur et un frère, ne peuvent compter que l'un sur l'autre ces temps-ci. Leur père est malade, leur mère le devient à force de devoir gérer la situation. Alors qu'ils sont hébergés encore une fois chez leur tante pendant un épisode de la maladie de leur père, leurs cousins leur révèlent qu'ils seront placés dans des familles d'accueil. DES familles, pas une. Commence alors une aventure plus que loufoque de kidnapping de grand-mère anglaise. 

La présente édition du roman est sortie pour accompagner celle de son adaptation cinématographique prochaine. Sachant cela, j'ai imaginé ma lecture comme si je visionnais le film et cela fonctionnait très bien. L'écriture permettait de très bien imaginer les scènes. 

J'ai aimé le côté complètement absurde de l'histoire. Les enfants n'en font qu'à leur tête, jusqu'à commettre des actes très graves et on dirait qu'il n'y a aucune conséquence. L'innocence de la jeunesse est tout à fait mise en avant. Le thème de la politique est aussi très présent. Les événements liés au FLQ et la violence les entourant sont abordés. L'innocence de l'enfant et la politique: un mélange de thématiques qui donne un résultat explosif!

Ce roman est court, mais poignant. Je vous le conseille! Il m'a donné très envie de voir le film lorsqu'il sortira. 

Je remercie grandement les Éditions Québec Amérique pour cette lecture!


Un temps nouveau

Micheline Duff
Éditions Québec Amérique
296 pages

«Alors que le Québec vient d’amorcer sa Révolution tranquille, la jeune Nathalie entreprend sa propre petite insurrection lors de conflits générationnels avec ses parents. Sa rencontre et son amitié avec une femme audacieuse prônant l’avènement d’un temps nouveau l’influenceront pour le reste de son existence. Crise identitaire, montée du séparatisme, libération des mœurs, féminisme, scission de l’Église et de l’État, jalonneront son parcours et sa recherche d’une vie stable et sereine.

Dans ce vingt-deuxième roman, Micheline Duff livre avec sensibilité un récit inspiré du témoignage de faits vécus. Entrelaçant habilement réalité et fiction, elle raconte la vie d’une femme attachante durant une période charnière de l’histoire du Québec, pendant et après la Révolution tranquille. Mais… était-elle vraiment tranquille, cette révolution ?»

Mon avis


9/10

Un temps nouveau, c'est le Québec des années 70. C'est la pilule contraceptive qui entre dans nos vies. C'est la femme qui s'émancipe. C'est ma grand-mère qui décide qu'elle, elle n'en veut que deux des enfants pour avoir du temps pour sa carrière d'enseignante. Un temps nouveau, c'est une époque que je n'ai pas vécue, mais qui résonne fort dans ma tête. 

Le roman est une réussite sur plusieurs points. L'écriture de Micheline Duff est d'abord excellente. C'est fluide, c'est agréable à lire et elle réussit vraiment à nous dépeindre la réalité d'une jeune femme de la Révolution tranquille. Je ne pensais pas qu'un livre sur ce thème et cette époque m'attirerait, mais je suis très contente de l'avoir lu. Je connaissais plusieurs faits et caractéristiques de cette époque, mais lire un roman qui la met en scène m'a vraiment donné l'impression de mieux la comprendre. Je serais curieuse de connaître l'avis de quelqu'un de plus âgé qui a vécu les années 70.

J'ai adoré le personnage de Nathalie. On la voit évoluer, de sa phase rebelle d'adolescente qui veut goûter à l'interdit, à celui de femme assumée. Nathalie incarne la femme de cette époque, celle que le mariage laisse indifférente et qui veut étudier malgré les embuches. On voit à travers elle aussi le portrait d'une famille éclatée et non conventionnelle, mais dont le bonheur des membres et le souci principal. 

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé cette lecture, qui m'a fait vivre une époque pas si lointaine et si importante dans l'histoire du Québec. Je suis habituée à être transportée des siècles en arrière lorsque je lis un roman historique Ce voyage dans le temps beaucoup plus court m'a enchantée. 

Je remercie grandement les Éditions Québec Amérique pour cette lecture!



dimanche 27 août 2017

Parfums d'amour

Stacey Lee
Éditions Michel Lafon
365 pages

«Mimosa, seize ans, est l'une des deux dernières aromaticiennes de la planète. Grâce à son odorat magique, elle développe des parfums plus envoûtants que n'importe quel philtre d'amour. Mais si elle veut conserver son pouvoir, elle doit préserver son cœur à tout prix et ne jamais tomber amoureuse. La jeune fille pense donc son avenir tout tracé : confectionner des potions, s'occuper de ses fleurs, inspirer des sentiments aux autres, et rester inexorablement seule. Mais quand la mère de Court, la star du lycée, boit un élixir qui ne lui était pas destiné, Mimosa est prise au piège... L'adolescente va alors réaliser que l'amour est bien plus qu'une savante équation de senteurs.»

Mon avis


10/10 - Petit coup de coeur!

Franchement, je n'étais vraiment pas certaine que ce roman me plairait, mais... Wow, c'était si beau! J'ai vraiment adoré, du début à la fin.

Mimosa est une aromaticienne. Elle a un odorat extrêmement développé et peut concocter des philtres d'amour pour les autres en s'inspirant de leur odeur. Elle étudie sa profession avec sa mère, mais a réussi à convaincre celle-ci de la laisser aller au lycée.

D'abord, j'ai adoré le concept des aromaticiennes! C'est simple, c'est mignon et le fait que Mimosa sente tout à la perfection a beaucoup agrémenté le style d'écriture. J'aime quand un auteur utilise les sens pour décrire une scène et, ici, l'odorat était constamment exploité. La peine d'amour sent la myrtille, l'amour sent la crème brûlée... Les aromaticiennes ont aussi un code d'éthique très sévère. Elles n'utilisent leurs philtres que pour faire le bien et elles s'occupent de chaque client avec soin. C'était si agréable à lire!

Je suis aussi tombée en amour avec les personnages. Mimosa est une jeune fille simple, tellement gentille, pacifique. Il y a aussi Court, le garçon populaire, mais qui a un grand coeur et une belle personnalité. 

Certes, l'histoire est assez prévisible. Mais dans ce type de roman... on s'en fiche! Avez-vous vu le film Une histoire de Cendrillon, avec Hilary Duff et Chad Micheal Murray? C'est exactement le même genre d'ambiance. C'est tout doux, on sait que tout va bien finir... et c'est parfait comme ça!

Je remercie grandement les Éditions Michel Lafon Canada pour l'envoi de ce roman!

Artala

Ena Fitzbel
Éditions Rebelle
295 pages

«Dans le lointain pays d’Artala, les nobles sont dotés de la jeunesse éternelle. L’on raconte qu’Érato, leur impétueuse reine, use de magie pour la leur procurer. Mais la réalité est tout autre ! Le jour où son secret est mis en péril, Érato décide de faire appel à Orfef, un ancien lieutenant de sa garde personnelle, banni quelques années plus tôt. Pour aller le trouver aux confins du royaume, elle s’adresse au meilleur ami de celui-ci, Silas, son chef des armées. Le voyage serait bien plus simple pour Silas s’il n’était pas accompagné du premier lieutenant d’Érato, la piquante Nausicaa, qui l’attire plus que de raison.»

Mon avis


8/10

Une couverture envoûtante à souhait, c'est la première chose qui m'a fait pencher pour Artala. Avec ce château, cette brume et ce titre en rouge, on croirait d'abord qu'on nous transporte dans le fin fond de la Transylvanie avec nos amis les vampires, mais ce n'est pas tout à fait cela... On a plutôt droit à une royauté d'immortelle avec, à sa tête, une reine qui est prête à tout pour continuer à s'approvisionner en sérum de jeunesse.

En général, c'est une histoire que j'ai beaucoup aimé. On rencontre des personnages haut en couleurs. Il y a d'abord la reine Érato et son premier lieutenant Nausicaa. Parce qu'on sait qu'elles ne sont belles et jeunes qu'à cause d'un sérum, je les imaginais magnifiques, mais très artificielles et je trouvais cela grandiose comme situation de départ. On rencontre ensuite Silas, le chef des armés, chargé de partir en mission avec Nausicaa pour réouvrir le passage qui mène au lieu pour se procurer le sérum de jeunesse tant convoité.

Le livre est classé érotisme, alors je m'attendais à certaines scènes. Cependant, je n'aime pas beaucoup quand des personnages se tombent dans les bras en quelques secondes. Cela peut arriver dans la vie, alors pourquoi pas dans un livre, mais j'ai toujours de la misère à y croire et cela diminue mon intérêt pour la relation entre les personnages. Comme de raison, ce n'est pas trop long que Silas succombe à la beauté artificielle de la fougueuse Nausicaa. J'aimais bien Silas au début, mais à partir de là, je le trouvais un peu idiot, la langue pendue devant la jolie fille. Heureusement pour le personnage de Silas, il a un fils malade qu'il essaie de sauver de la mort et cela le rend plus complexe et plus intéressant.

J'ai aimé la situation de départ, mais mon intérêt pour l'histoire a décuplé vers la fin. Artala n'est pas ce que je pensais être... L'auteure a eu une belle adresse dans la construction de son univers et j'ai beaucoup aimé que certains éléments cela ne soient révélés que tard dans le roman.


Je remercie grandement les Éditions Rebelle pour ce partenariat!


mardi 22 août 2017

La cité des ténèbres, tome 6 (retour sur la série)

Cassandra Clare
Éditions PKJ
791 pages

«Les ténèbres s'abattent sur le Monde Obscur. Le chaos et la destruction se propagent à une vitesse terrifiante. Clary, Jace, Simon et leurs compagnons rassemblent leurs forces pour faire face au démon le plus puissant qu'ils aient jamais affronté : Sébastien, le frère de Clary. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. L'unique espoir de l'anéantir se trouve au coeur du Royaume des Démons. Mais, pour les Chasseurs d'Ombres, ce voyage exige de lourds sacrifices. La quête s'annonce plus difficile que jamais...»

Mon avis


9/10

Je me suis lancée dans La cité des ténèbres les yeux fermés après avoir vu l'adaptation en film il y a quelques années. 6 tomes plus tard, je peux dire que c'est une série que j'ai adorée!

Un des points les plus forts selon moi, ce sont les personnages. On s'y attache vraiment et on aime les découvrir peu à peu. C'est comme si c'était de véritables personnes, qu'on apprend à connaître. Après les premiers tomes, par exemple, je n'aimais pas du tout Simon, qui m'exaspérait au plus haut point. J'ai l'impression d'avoir appris à l'aimer comme j'aurais changé d'opinion sur une véritable connaissance après avoir passé plus de temps avec lui. Peu de séries m'ont donné cette impression avec les personnages. 

L'univers est aussi très riche. Dans les premiers tomes, c'est un peu lourd je trouve, car il y a beaucoup d'éléments, mais après c'est génial. Les vampires, les loups-garous, les elfes... J'ai aimé la mythologie développée par l'auteure. Je trouve aussi que l'histoire est bien dispersée au fil des tomes: il y a un fil conducteur, une quête commune à toute la série, mais qui se fait par étape. Quand on finit un tome, on conclue une partie de l'histoire et on n'a pas l'impression d'avoir lu un tome de transition comme il arrive trop souvent. 

Le tome 6, le dernier de la série, était excellent! 791 pages, mais écrit gros et ça se lit tout seul. 

Si vous n'avez pas encore lu la série et que vous aimez le fantastique et le young-adult, foncez! De mon côté je prends une petite pause et je me lancerai prochainement dans les autres séries de l'auteure se déroulant dans le même univers.

mardi 8 août 2017

Bilan de juillet 2017




Très bonnes lectures




Bonnes lectures




L'été dernier à Syracuse

Delia Ephron
Éditions Michel Lafon
347 pages

«Michael et Lizzie, deux New-Yorkais respectivement écrivain et journaliste, partent pour une semaine en Italie avec Finn et sa femme Taylor accompagnés de Snow, leur fille de dix ans surprotégée et surangoissée. Lizzie l'a décidé, ils iront d'abord à Rome puis à Syracuse, sur la côte sicilienne.
Tout sépare les deux couples – milieu social, idées politiques et passions –, mais le décor idyllique fait de bons vins, de gelati et de ciel bleu devrait être celui de vacances paradisiaques. Pourtant, même loin de chez eux, les secrets du passé et les infidélités du présent refont surface. Lizzie et Finn, qui ont eu une histoire des années auparavant, flirtent à nouveau ; Michael, quant à lui, cherche le courage de dire à Lizzie qu'il veut la quitter afin de vivre au grand jour sa relation avec Kath, une jeune serveuse.
Dans un paysage inondé de soleil, les journées s'égrènent lentement. Entre désaccords et reproches, les deux couples sont mis à l'épreuve et, déjà fragilisés par le temps, se fissurent davantage. Dans une ambiance de plus en plus délétère, les mensonges sont mis au jour. Et la jeune Snow, plongée au cœur de ce quatuor dissonant, devient malgré elle le catalyseur d'un drame inévitable.»

Mon avis

7/10

Les drames contemporains, ce n'est pas tout à fait mon truc, mais j'ai tenté le coup avec L'été dernier à Syracuse. Cela n'a pas été une lecture que j'ai adorée, mais j'ai quand même relevé certains points que j'ai aimés et qui en ont fait une lecture addictive. 

D'abord, j'ai trouvé l'ambiance très réussie. C'est l'Italie, la chaleur, la plage... et c'est aussi une sensation oppressante de mensonge et de manipulation conjugale. J'ai beaucoup aimé ce mélange de légèreté et de lourdeur. Tout est caché, tout est recouvert et c'est intéressant pour le lecteur de pouvoir percer les mystères à travers des chapitres selon le point de vue de chaque personnage. 

Du côté des personnages, j'ai trouvé qu'ils servaient très bien l'histoire. Ils ne sont pas nécessairement attachants, mais c'est bien ainsi. Aucun d'eux n'est heureux et j'ai trouvé plaisant de découvrir le côté noir de chacun. Il y a un personnage qui sort énormément du lot: Snow, la fille de l'un des deux couples de l'histoire, qui a une douzaine d'année. Sa mère la couve et la traite comme fillette. Elle a une personnalité très étrange, psychopathe sur les bords. Une grande partie de mon intérêt pour ce livre a été ce personnage, qui est si difficile à cerner.

Pour conclure, c'était une lecture agréable avec une ambiance très prenante qui saura plaire si une histoire de mensonge et de manipulation vous tente. 

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon Canada pour ce partenariat!


samedi 29 juillet 2017

Les enfants des dieux, tome 3: Rachetés

Jessica Therrien
Éditions Ada
334 pages

«Le chef du conseil, Christoph, a été tué par Elyse, et les Descendants ont commencé à se manifester, révélant leur secret au monde entier. Certains y voient l’accomplissement de la prophétie, mais celle-ci entraîne de lourdes conséquences. Elle n’a jamais été supposée se réaliser de façon aussi pacifique comme la plupart l’avaient espérée.

Les humains et les Descendants ont du mal à cohabiter dans un monde qui n’était pas prêt pour un tel changement. Les États-Unis sont divisés. Ceux qui soutiennent la race surnaturelle croient que les Descendants sont réellement les dieux qu'ils se prétendent être. Les autres les considèrent comme une menace.»


Mon avis


7/10

Les enfants des dieux, c'est une petite série bien sympathique et pas trop compliquée qui se lit très bien quand on veut quelque chose de plutôt léger, mais sans tomber dans du trop jeunesse. 

Dans ce tome 3, l'ambiance est un peu plus sombre. Les Descendants sont à un point tournant et doivent décider s'ils aident les humains à travers cette crise où s'ils se terrent. Elyse a fini par m'énervée avec son envie de sauver le monde à tout bout de champ. William est très effacé dans ce tome, ce qui est dommage. On ne retrouve pas le lien qu'ils avaient tous les deux dans les tomes précédents. 

J'ai aimé lire ce dernier tome, mais je trouve que comme dans plusieurs séries, on s'éloigne trop du pitch de départ du tome 1 qui accroche le lecteur. Je me foutais un peu de comment ça allait finir et je n'ai pas vraiment réussi à m'intéressée au dénouement de l'histoire. 

Bref, c'est une série qui se lit très facile, entre deux lectures plus soutenues, mais qui est loin d'être transcendante. J'avais mieux aimé les deux premiers tomes et le dernier n'a pas réussi à m'accrocher comme je l'aurais voulu. Je ne vous déconseille pas la série, cependant, si elle vous tente. 

samedi 15 juillet 2017

Lux, tome 4: Origine

Jennifer L. Armentrout
447 pages
Éditions J'ai lu

«L’expédition du Mont Weather s’est soldée par un échec et la disparition de Katy. Fou de rage et rongé par la culpabilité, Daemon est prêt à tout pour retrouver sa trace… quitte à mettre les siens en danger ou faire cavalier seul.
De son côté, Kat n’a qu’une préoccupation : survivre. Et entourée d’ennemis, elle ne pourra s’en sortir qu’en s’adaptant. Mais de l’autre côté de la barrière, les choses ne sont plus si simples : qui du Dédale, des humains, ou même des Luxens doit-elle craindre le plus ?
Bien qu’ensemble Katy et Daemon soient capables de soulever des montagnes, leur couple sera-t-il assez solide pour affronter la vérité ?»

Mon avis


8/10

Depuis le tome 1 que j'ai adoré, lire un titre de cette saga est devenu une lecture bonbon. Je me garde précieusement le tome 5... Si vous aimez la romance et le fantastique et que vous ne vous vous êtes pas encore plongés dans Lux, je vous dit: «Mais qu'attendez-vous?»

Ce tome 4 est assez différent des autres. Dans les trois premiers livres, Deamon, Kat et compagnie vont à l'école et vivent leur train train quotidien tout en intercalant quelques activités extraterrestres. Dans ce roman-ci, plus le temps pour les études, tout de même, on a d'autres chats à fouetter (ou d'autres ennemis à pulvériser tout en évitant de se faire pulvériser). J'ai bien aimé ce changement de décor. On commence à comprendre plus d'éléments de l'intrigue par rapport aux Luxens et à leurs ennemis.

J'ai adoré lire la relation amour-haine et Kat et Deamon dans les premiers tomes, mais ici, elle s'intensifie et devient ce qu'on voulait qu'elle soit dès le début. Les personnages restent cependant très fidèles à eux-mêmes, malgré tous les changements qui arrivent dans ce tome. On s'attache beaucoup à eux! 

L'écriture n'est pas la plus peaufinée qui soit, mais c'est un roman ado et ça fait très bien le travail. J'ai continuer à beaucoup aimé les remarques que se font Kat et Deamon.

Pour conclure, je reprends ma phrase d'intro: «Mais qu'attendez-vous?»

jeudi 13 juillet 2017

Le sang des dieux et des rois, tome 2: Empire de poussière

Eleanor Herman
Éditions Robert Laffont
Collection R
384 pages

«Magie sanguinaire, amours interdites et soif de vengeance : ni les dieux ni les rois ne sont à l'abri de la folie des hommes.
Sorti victorieux de sa première bataille, le prince Alexandre se fait violence pour devenir le chef dont son royaume a besoin. Héphestion, temporairement écarté du pouvoir et envoyé en Égypte avec Katerina, doit la protéger d'une terrible prophétie. Déterminé à faire une croix sur son premier amour, Jacob le guerrier s'est promis d'éradiquer la Magie de Sang et cherche l'aide de Cyané, qui croupit dans les geôles royales. La princesse persane Zofia, enfin, qui poursuit sa quête des Dévoreurs d'Âmes, devra d'abord démêler les noirs secrets de son séduisant mais funeste ravisseur...»

Mon avis


9/10

Avec son côté historique se mêlant à la magie, le premier tome avait grandement éveillé ma curiosité et je l'avais dévoré. Je me suis donc jeté aussi avidement sur le suivant, que j'ai également adoré.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le développement du côté magique dans cette suite. Dans le premier tome, il y a peu de magie et c'est très flou. Ici, il y en a beaucoup plus et on commence à voir l'ampleur qu'elle peut prendre dans l'histoire. Sans nous lancer tout cela au visage, j'ai adoré comment l'auteur l'a intégré peu à peu. 

Un autre côté du livre que j'adore, mais qui pourrait être un aspect négatif pour d'autres lecteurs, est l'alternance des points de vue des personnages. On a un collage des différentes histoires de nombreux personnages, qui ne se connaissent pas tous, qui ne sont pas au même endroit et qui vivent des aventures complètement différentes. Plusieurs ont des liens entre eux, ce qui garde tout de même une grande cohérence dans l'histoire. Il y a beaucoup de personnages, mais je les trouve tous intéressants.

Si le premier tome en était plutôt un d'introduction, on entre ici vraiment dans l'histoire, dans les complots, dans la magie... Et on a très envie de se plonger tout de suite dans le troisième pour répondre aux questions en suspend... 

La Belgariade, tome 4 et 5 (et retour sur la série entière)


David Eddings
Tome 4: La tour des maléfices
Tome 5: La fin de la sortie de l'enchanteur

Résumé du tome 1:
« Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...»


Mon avis


9/10

Avec La Belgariade, j'ai découvert une série de fantasy que l'on peut qualifier de classique, mais qui n'en est pas réduite à ressembler à toutes les autres. J'ai lu dans les dernières semaines les tomes 4 et 5 pour terminer la saga. Le tome 4 n'est pas le meilleur à mon avis, mais j'ai beaucoup aimé la fin avec le cinquième. 

Le premier tome avait été une superbe lecture. Les personnages sont géniaux, originaux et ont du caractère. J'avais été charmé par la plume de l'auteur et particulièrement par la répartie et les mauvais coups de Silk, de loin mon personnage préféré! Dommage qu'il apparaissent moins dans le reste de la série.

Avec les tomes 2 et suivants, on en apprend plus sur la quête de Garion, qui est élu pour combattre le mal et sauver tout le monde. C'est un schéma qu'on a vu et revu, mais ça ne m'a pas trop dérangée pour cette lecture, préférant le voir comme le côté plus classique de l'histoire. 

J'ai trouvé que l'histoire retombait avec les tomes 3 et 4. J'aurais de la difficulté à expliquer ce qui s'est déroulé dans ces tomes. Quoiqu'il en soit, cela a valu la peine, car le dernier livre (surtout la seconde moitié) est très bon. Dans ce dernier tome, j'ai moins aimé le début, car on parle presque uniquement de la mobilisation d'une armée, qui au fond, ne sert pas à grand chose, car on attend seulement que Garion en finisse avec le mal. Je quitte avec regret les personnages. Peut-être lirai-je La Mallorée, la seconde série dans cette univers.

mercredi 12 juillet 2017

Volatilisés

Liam Fost
202 pages
Éditions Rebelle

«À son réveil, Matthew s’aperçoit que quelque chose ne va pas. Il sort de chez lui et se rend compte qu’il est seul, que tout le monde a disparu. Tout lui paraît différent, ce Nouveau Monde semble être un patchwork de celui qu’il connaissait...
Où se trouve-t-il réellement ? Pourquoi est-il là ? Les personnes qu’il va rencontrer pourront peut-être l’aider, mais seulement le voudront-elles ?
S’il souhaite s’en sortir, Matthew devra s’adapter à un nouvel univers, ainsi qu’à ses règles.»



Mon avis



9/10

Celui-là, je n'ai pas été capable de le refermer... Les 200 pages se lisent toutes seules. D'abord, j'ai vraiment adoré l'ambiance très angoissante du début. Imaginez... Vous vous réveillez un matin et il n'y a plus personne nulle part. C'est complètement flippant et l'auteur arrive très bien à nous transmettre cette impression. 

Par la suite, il y a un petit côté science-fiction qui embarque, que j'ai d'ailleurs trouvé d'une belle originalité. Il faut le dire, ce n'est pas le roman le plus développé qui soit (en 200 pages, pas moyen de faire des miracles non plus). Cependant, cela ne m'a pas dérangé du tout. Chacune des pages sert bien l'histoire. Le rythme est excellent, les personnages, pas trop nombreux, ont chacun leur place pour nous faire comprendre cet univers. 

Les personnages sont selon moi d'ailleurs un élément assez fort du roman. Je voulais qu'ils s'en sortent et je les ai trouvés attachants. J'ai aussi beaucoup aimé comment l'auteur a intégré une petite fille à l'histoire. Quelque fois quand les auteurs placent des personnages très jeunes, ils ne les font pas agir comme des enfants de façon réaliste. Ici, c'était parfait. 

Le seul bémol que j'ai pour ce roman, c'est la fin un peu trop précipitée. 

Pour conclure, je vous le conseille fortement (à moins qu'une univers très développé soit un critère essentiel dans une lecture pour vous). Si vous ne connaissiez pas les Éditions Rebelle, ce titre et plusieurs autres en valent la peine!

Je remercie grandement la maison d'édition pour l'envoi!



mardi 11 juillet 2017

Egregor

Gab Stael
251 pages
Éditions Rebelle

«En pleine rébellion adolescente, Mika apprend qu'il est le fruit d'une expérience divine. Esclave et spectateur de sa propre existence, il va mener une sorte d'initiation pour conserver son équilibre. S'il échoue, l'humanité sera détruite... Mais il comprendra vite que Dieu et Lucifer sont loin d'être les seuls à tirer les ficelles.»

Mon avis


7/10

Si tout ce qui touche la mythologie des anges et des démons vous intéresse, ce livre est fait pour vous! Alors que l'histoire commence doucement avec la vie d'un adolescent très mal dans sa peau, elle prend rapidement de l'ampleur. 

Si le résumé laissait entendre que Dieu et Lucifer avaient quelque chose à faire dans l'histoire, je ne m'attendais pas à ce que les anges et les démons prennent toute la place. Comme ce n'est pas un sujet qui m'intéresse particulièrement, ce n'était pas pour moi un point positif. Cela pourrait par contre l'être pour d'autres! L'auteur élabore fortement sur l'équilibre entre le bien et le mal, le rôle des anges et des démons pour la préservation de l'humanité. Pour moi, cela devenait trop complexe et je me suis perdue... J'ai cependant décroché seulement dans les 50 dernières pages et j'ai tout de même apprécié l'histoire. J'avais envie d'ouvrir le livre et de m'y plonger pour connaitre la suite. Mikaël a un destin très particulier et on a envie de savoir comment il va s'en sortir. 

Si l'auteur élabore beaucoup sur la mythologie, il aurait cependant pu le faire un peu plus à certains moments de l'histoire, comme au début. Il se passe trop rapidement quelque chose de bizarre dans la vie du personnage et on entre trop rapidement dans le vif du sujet. J'ai aimé la description des démons. J'ai cependant trouvé un peu étrange que Dieu et Lucifer se jasent comme-ci comme-ça en utilisant des termes que des adolescents auraient pu employer.

La fin est... déroutante. J'aime cependant les fins qui ne se déroule pas comme on l'aurait prédit, alors j'ai aimé!

Pour conclure, je n'ai pas accroché autant que je l'aurais voulu à ce roman, car le thème ne m'interpelle pas assez, mais il y a une belle recherche et une belle complexité pour ceux qui auraient plus d'intérêt pour le sujet.

Je remercie grandement les Éditions Rebelle pour l'envoi de ce roman!