mardi 8 août 2017

Bilan de juillet 2017




Très bonnes lectures




Bonnes lectures




L'été dernier à Syracuse

Delia Ephron
Éditions Michel Lafon
347 pages

«Michael et Lizzie, deux New-Yorkais respectivement écrivain et journaliste, partent pour une semaine en Italie avec Finn et sa femme Taylor accompagnés de Snow, leur fille de dix ans surprotégée et surangoissée. Lizzie l'a décidé, ils iront d'abord à Rome puis à Syracuse, sur la côte sicilienne.
Tout sépare les deux couples – milieu social, idées politiques et passions –, mais le décor idyllique fait de bons vins, de gelati et de ciel bleu devrait être celui de vacances paradisiaques. Pourtant, même loin de chez eux, les secrets du passé et les infidélités du présent refont surface. Lizzie et Finn, qui ont eu une histoire des années auparavant, flirtent à nouveau ; Michael, quant à lui, cherche le courage de dire à Lizzie qu'il veut la quitter afin de vivre au grand jour sa relation avec Kath, une jeune serveuse.
Dans un paysage inondé de soleil, les journées s'égrènent lentement. Entre désaccords et reproches, les deux couples sont mis à l'épreuve et, déjà fragilisés par le temps, se fissurent davantage. Dans une ambiance de plus en plus délétère, les mensonges sont mis au jour. Et la jeune Snow, plongée au cœur de ce quatuor dissonant, devient malgré elle le catalyseur d'un drame inévitable.»

Mon avis

7/10

Les drames contemporains, ce n'est pas tout à fait mon truc, mais j'ai tenté le coup avec L'été dernier à Syracuse. Cela n'a pas été une lecture que j'ai adorée, mais j'ai quand même relevé certains points que j'ai aimés et qui en ont fait une lecture addictive. 

D'abord, j'ai trouvé l'ambiance très réussie. C'est l'Italie, la chaleur, la plage... et c'est aussi une sensation oppressante de mensonge et de manipulation conjugale. J'ai beaucoup aimé ce mélange de légèreté et de lourdeur. Tout est caché, tout est recouvert et c'est intéressant pour le lecteur de pouvoir percer les mystères à travers des chapitres selon le point de vue de chaque personnage. 

Du côté des personnages, j'ai trouvé qu'ils servaient très bien l'histoire. Ils ne sont pas nécessairement attachants, mais c'est bien ainsi. Aucun d'eux n'est heureux et j'ai trouvé plaisant de découvrir le côté noir de chacun. Il y a un personnage qui sort énormément du lot: Snow, la fille de l'un des deux couples de l'histoire, qui a une douzaine d'année. Sa mère la couve et la traite comme fillette. Elle a une personnalité très étrange, psychopathe sur les bords. Une grande partie de mon intérêt pour ce livre a été ce personnage, qui est si difficile à cerner.

Pour conclure, c'était une lecture agréable avec une ambiance très prenante qui saura plaire si une histoire de mensonge et de manipulation vous tente. 

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon Canada pour ce partenariat!


samedi 29 juillet 2017

Les enfants des dieux, tome 3: Rachetés

Jessica Therrien
Éditions Ada
334 pages

«Le chef du conseil, Christoph, a été tué par Elyse, et les Descendants ont commencé à se manifester, révélant leur secret au monde entier. Certains y voient l’accomplissement de la prophétie, mais celle-ci entraîne de lourdes conséquences. Elle n’a jamais été supposée se réaliser de façon aussi pacifique comme la plupart l’avaient espérée.

Les humains et les Descendants ont du mal à cohabiter dans un monde qui n’était pas prêt pour un tel changement. Les États-Unis sont divisés. Ceux qui soutiennent la race surnaturelle croient que les Descendants sont réellement les dieux qu'ils se prétendent être. Les autres les considèrent comme une menace.»


Mon avis


7/10

Les enfants des dieux, c'est une petite série bien sympathique et pas trop compliquée qui se lit très bien quand on veut quelque chose de plutôt léger, mais sans tomber dans du trop jeunesse. 

Dans ce tome 3, l'ambiance est un peu plus sombre. Les Descendants sont à un point tournant et doivent décider s'ils aident les humains à travers cette crise où s'ils se terrent. Elyse a fini par m'énervée avec son envie de sauver le monde à tout bout de champ. William est très effacé dans ce tome, ce qui est dommage. On ne retrouve pas le lien qu'ils avaient tous les deux dans les tomes précédents. 

J'ai aimé lire ce dernier tome, mais je trouve que comme dans plusieurs séries, on s'éloigne trop du pitch de départ du tome 1 qui accroche le lecteur. Je me foutais un peu de comment ça allait finir et je n'ai pas vraiment réussi à m'intéressée au dénouement de l'histoire. 

Bref, c'est une série qui se lit très facile, entre deux lectures plus soutenues, mais qui est loin d'être transcendante. J'avais mieux aimé les deux premiers tomes et le dernier n'a pas réussi à m'accrocher comme je l'aurais voulu. Je ne vous déconseille pas la série, cependant, si elle vous tente. 

samedi 15 juillet 2017

Lux, tome 4: Origine

Jennifer L. Armentrout
447 pages
Éditions J'ai lu

«L’expédition du Mont Weather s’est soldée par un échec et la disparition de Katy. Fou de rage et rongé par la culpabilité, Daemon est prêt à tout pour retrouver sa trace… quitte à mettre les siens en danger ou faire cavalier seul.
De son côté, Kat n’a qu’une préoccupation : survivre. Et entourée d’ennemis, elle ne pourra s’en sortir qu’en s’adaptant. Mais de l’autre côté de la barrière, les choses ne sont plus si simples : qui du Dédale, des humains, ou même des Luxens doit-elle craindre le plus ?
Bien qu’ensemble Katy et Daemon soient capables de soulever des montagnes, leur couple sera-t-il assez solide pour affronter la vérité ?»

Mon avis


8/10

Depuis le tome 1 que j'ai adoré, lire un titre de cette saga est devenu une lecture bonbon. Je me garde précieusement le tome 5... Si vous aimez la romance et le fantastique et que vous ne vous vous êtes pas encore plongés dans Lux, je vous dit: «Mais qu'attendez-vous?»

Ce tome 4 est assez différent des autres. Dans les trois premiers livres, Deamon, Kat et compagnie vont à l'école et vivent leur train train quotidien tout en intercalant quelques activités extraterrestres. Dans ce roman-ci, plus le temps pour les études, tout de même, on a d'autres chats à fouetter (ou d'autres ennemis à pulvériser tout en évitant de se faire pulvériser). J'ai bien aimé ce changement de décor. On commence à comprendre plus d'éléments de l'intrigue par rapport aux Luxens et à leurs ennemis.

J'ai adoré lire la relation amour-haine et Kat et Deamon dans les premiers tomes, mais ici, elle s'intensifie et devient ce qu'on voulait qu'elle soit dès le début. Les personnages restent cependant très fidèles à eux-mêmes, malgré tous les changements qui arrivent dans ce tome. On s'attache beaucoup à eux! 

L'écriture n'est pas la plus peaufinée qui soit, mais c'est un roman ado et ça fait très bien le travail. J'ai continuer à beaucoup aimé les remarques que se font Kat et Deamon.

Pour conclure, je reprends ma phrase d'intro: «Mais qu'attendez-vous?»

jeudi 13 juillet 2017

Le sang des dieux et des rois, tome 2: Empire de poussière

Eleanor Herman
Éditions Robert Laffont
Collection R
384 pages

«Magie sanguinaire, amours interdites et soif de vengeance : ni les dieux ni les rois ne sont à l'abri de la folie des hommes.
Sorti victorieux de sa première bataille, le prince Alexandre se fait violence pour devenir le chef dont son royaume a besoin. Héphestion, temporairement écarté du pouvoir et envoyé en Égypte avec Katerina, doit la protéger d'une terrible prophétie. Déterminé à faire une croix sur son premier amour, Jacob le guerrier s'est promis d'éradiquer la Magie de Sang et cherche l'aide de Cyané, qui croupit dans les geôles royales. La princesse persane Zofia, enfin, qui poursuit sa quête des Dévoreurs d'Âmes, devra d'abord démêler les noirs secrets de son séduisant mais funeste ravisseur...»

Mon avis


9/10

Avec son côté historique se mêlant à la magie, le premier tome avait grandement éveillé ma curiosité et je l'avais dévoré. Je me suis donc jeté aussi avidement sur le suivant, que j'ai également adoré.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le développement du côté magique dans cette suite. Dans le premier tome, il y a peu de magie et c'est très flou. Ici, il y en a beaucoup plus et on commence à voir l'ampleur qu'elle peut prendre dans l'histoire. Sans nous lancer tout cela au visage, j'ai adoré comment l'auteur l'a intégré peu à peu. 

Un autre côté du livre que j'adore, mais qui pourrait être un aspect négatif pour d'autres lecteurs, est l'alternance des points de vue des personnages. On a un collage des différentes histoires de nombreux personnages, qui ne se connaissent pas tous, qui ne sont pas au même endroit et qui vivent des aventures complètement différentes. Plusieurs ont des liens entre eux, ce qui garde tout de même une grande cohérence dans l'histoire. Il y a beaucoup de personnages, mais je les trouve tous intéressants.

Si le premier tome en était plutôt un d'introduction, on entre ici vraiment dans l'histoire, dans les complots, dans la magie... Et on a très envie de se plonger tout de suite dans le troisième pour répondre aux questions en suspend... 

La Belgariade, tome 4 et 5 (et retour sur la série entière)


David Eddings
Tome 4: La tour des maléfices
Tome 5: La fin de la sortie de l'enchanteur

Résumé du tome 1:
« Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...»


Mon avis


9/10

Avec La Belgariade, j'ai découvert une série de fantasy que l'on peut qualifier de classique, mais qui n'en est pas réduite à ressembler à toutes les autres. J'ai lu dans les dernières semaines les tomes 4 et 5 pour terminer la saga. Le tome 4 n'est pas le meilleur à mon avis, mais j'ai beaucoup aimé la fin avec le cinquième. 

Le premier tome avait été une superbe lecture. Les personnages sont géniaux, originaux et ont du caractère. J'avais été charmé par la plume de l'auteur et particulièrement par la répartie et les mauvais coups de Silk, de loin mon personnage préféré! Dommage qu'il apparaissent moins dans le reste de la série.

Avec les tomes 2 et suivants, on en apprend plus sur la quête de Garion, qui est élu pour combattre le mal et sauver tout le monde. C'est un schéma qu'on a vu et revu, mais ça ne m'a pas trop dérangée pour cette lecture, préférant le voir comme le côté plus classique de l'histoire. 

J'ai trouvé que l'histoire retombait avec les tomes 3 et 4. J'aurais de la difficulté à expliquer ce qui s'est déroulé dans ces tomes. Quoiqu'il en soit, cela a valu la peine, car le dernier livre (surtout la seconde moitié) est très bon. Dans ce dernier tome, j'ai moins aimé le début, car on parle presque uniquement de la mobilisation d'une armée, qui au fond, ne sert pas à grand chose, car on attend seulement que Garion en finisse avec le mal. Je quitte avec regret les personnages. Peut-être lirai-je La Mallorée, la seconde série dans cette univers.

mercredi 12 juillet 2017

Volatilisés

Liam Fost
202 pages
Éditions Rebelle

«À son réveil, Matthew s’aperçoit que quelque chose ne va pas. Il sort de chez lui et se rend compte qu’il est seul, que tout le monde a disparu. Tout lui paraît différent, ce Nouveau Monde semble être un patchwork de celui qu’il connaissait...
Où se trouve-t-il réellement ? Pourquoi est-il là ? Les personnes qu’il va rencontrer pourront peut-être l’aider, mais seulement le voudront-elles ?
S’il souhaite s’en sortir, Matthew devra s’adapter à un nouvel univers, ainsi qu’à ses règles.»



Mon avis



9/10

Celui-là, je n'ai pas été capable de le refermer... Les 200 pages se lisent toutes seules. D'abord, j'ai vraiment adoré l'ambiance très angoissante du début. Imaginez... Vous vous réveillez un matin et il n'y a plus personne nulle part. C'est complètement flippant et l'auteur arrive très bien à nous transmettre cette impression. 

Par la suite, il y a un petit côté science-fiction qui embarque, que j'ai d'ailleurs trouvé d'une belle originalité. Il faut le dire, ce n'est pas le roman le plus développé qui soit (en 200 pages, pas moyen de faire des miracles non plus). Cependant, cela ne m'a pas dérangé du tout. Chacune des pages sert bien l'histoire. Le rythme est excellent, les personnages, pas trop nombreux, ont chacun leur place pour nous faire comprendre cet univers. 

Les personnages sont selon moi d'ailleurs un élément assez fort du roman. Je voulais qu'ils s'en sortent et je les ai trouvés attachants. J'ai aussi beaucoup aimé comment l'auteur a intégré une petite fille à l'histoire. Quelque fois quand les auteurs placent des personnages très jeunes, ils ne les font pas agir comme des enfants de façon réaliste. Ici, c'était parfait. 

Le seul bémol que j'ai pour ce roman, c'est la fin un peu trop précipitée. 

Pour conclure, je vous le conseille fortement (à moins qu'une univers très développé soit un critère essentiel dans une lecture pour vous). Si vous ne connaissiez pas les Éditions Rebelle, ce titre et plusieurs autres en valent la peine!

Je remercie grandement la maison d'édition pour l'envoi!



mardi 11 juillet 2017

Egregor

Gab Stael
251 pages
Éditions Rebelle

«En pleine rébellion adolescente, Mika apprend qu'il est le fruit d'une expérience divine. Esclave et spectateur de sa propre existence, il va mener une sorte d'initiation pour conserver son équilibre. S'il échoue, l'humanité sera détruite... Mais il comprendra vite que Dieu et Lucifer sont loin d'être les seuls à tirer les ficelles.»

Mon avis


7/10

Si tout ce qui touche la mythologie des anges et des démons vous intéresse, ce livre est fait pour vous! Alors que l'histoire commence doucement avec la vie d'un adolescent très mal dans sa peau, elle prend rapidement de l'ampleur. 

Si le résumé laissait entendre que Dieu et Lucifer avaient quelque chose à faire dans l'histoire, je ne m'attendais pas à ce que les anges et les démons prennent toute la place. Comme ce n'est pas un sujet qui m'intéresse particulièrement, ce n'était pas pour moi un point positif. Cela pourrait par contre l'être pour d'autres! L'auteur élabore fortement sur l'équilibre entre le bien et le mal, le rôle des anges et des démons pour la préservation de l'humanité. Pour moi, cela devenait trop complexe et je me suis perdue... J'ai cependant décroché seulement dans les 50 dernières pages et j'ai tout de même apprécié l'histoire. J'avais envie d'ouvrir le livre et de m'y plonger pour connaitre la suite. Mikaël a un destin très particulier et on a envie de savoir comment il va s'en sortir. 

Si l'auteur élabore beaucoup sur la mythologie, il aurait cependant pu le faire un peu plus à certains moments de l'histoire, comme au début. Il se passe trop rapidement quelque chose de bizarre dans la vie du personnage et on entre trop rapidement dans le vif du sujet. J'ai aimé la description des démons. J'ai cependant trouvé un peu étrange que Dieu et Lucifer se jasent comme-ci comme-ça en utilisant des termes que des adolescents auraient pu employer.

La fin est... déroutante. J'aime cependant les fins qui ne se déroule pas comme on l'aurait prédit, alors j'ai aimé!

Pour conclure, je n'ai pas accroché autant que je l'aurais voulu à ce roman, car le thème ne m'interpelle pas assez, mais il y a une belle recherche et une belle complexité pour ceux qui auraient plus d'intérêt pour le sujet.

Je remercie grandement les Éditions Rebelle pour l'envoi de ce roman!


dimanche 2 juillet 2017

Les Nains

Markus Heitz
Éditions Bragelonne / Milady
Tome 1: Le passage de pierre
Tome 2: Lame de feu

«Lorsque s'effondre le passage de Pierre que les Nains gardaient depuis toujours, Orcs et Ogres déferlent sur le Pays Sûr. C'est le jeune Nain Tungdil qui donne l'alerte. Envoyé en mission par son père adoptif, le Mage Lot-Ionan, il découvre l'armée qui avance sur le pays. A la tête de cette force d'invasion, les Albes, êtres cruels et maléfiques, ont le pouvoir de ramener les morts à la vie. Tungdil n'a pas d'autres choix, s'il veut sauver Hommes, Elfes, Mages et Nains du péril imminent, que de devenir un héros.»

Mon avis


8/10

Le fantasy est l'un des mes genres préférés et c'est pour des univers aussi riches que celui qu'a créé Markus Heitz que cela me plait tant. Dans Les Nains, on retrouve des créatures classiques comme les orcs et les elfes qui côtoient des humains. Cette fois par contre, vous l'aurez deviné, ce ne sont pas ces derniers qui sont à l'honneur, mais bien les nains.

Exploités dans différents univers, le plus souvent à titre de personnages secondaires, les nains sont très intéressants à découvrir. Cette série me tentait depuis de nombreuses années pour cette raison. Ma lecture a été à la hauteur de mes attentes et je suis ravie de m'être enfin lancée!

Le personnage principal est Tungdil, un nain élevé par un mage humain qui ne connait pas la culture de son peuple. Il est embarqué malgré lui dans une course à la succession de la chefferie d'un clan nain, mais aussi dans une quête pour sauver le Pays Sûr des forces du mal. J'ai adoré ce personnage, qui est à la fois attiré par la façon de vivre des nains et d'un autre côté assez différent de ses congénères à cause de son éducation. C'est avec les personnages secondaires que l'on comprend vraiment qui sont les nains et quels sont les trains de leur peuple.

Un petit regret par contre: j'ai trouvé que le mode de vie des nains n'était pas assez expliqué. On en sait un peu, mais toute l'histoire se passe autour d'un nain qui n'en est pas vraiment un et autour d'une quête qui aurait pu être celle d'un humain. J'espère que cela est creusé un peu plus avec les tomes suivants.

Au final, tout est assez classique dans ce roman: le type de personnages, le type de quête. Une petite groupe hétéroclite qui s'unit pour sauver le monde des forces du mal qui commencent à se propager? Je commence à avoir lu un peu trop d'histoires basées sur ce schéma. Cependant, l'écriture est très agréable et ce fut un excellent moment de lecture malgré tout.

samedi 1 juillet 2017

Le souffle des feuilles et des promesses

Sarah McCoy
Éditions Michel Lafon
334 pages

« Hallie Erminie, issue d'une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère qui adore écrire. À New York, où elle s'est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l'être. Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXe siècle, et s'attachent l'un à l'autre sans oser se l'avouer. Malheureusement, quand Post part pour l'Alaska du jour au lendemain, la possibilité d'une histoire d'amour s'évanouit. Commence alors un chassé-croisé qui durera une dizaine d'années, des États-Unis à l'Italie en passant par l'Angleterre ou la France. Tandis que Hallie Erminie rencontre le succès grâce à ses livres, Post Wheeler se destine finalement à une carrière politique. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens grandissent mais le destin semble peu enclin à les réunir. Oseront-ils s'avouer leur amour ? »

Mon avis


8/10

Parmi les publications des dernières années chez Michel Lafon, une jeune auteure à surveiller est Sarah McCoy. Avec trois roman à son actif, on n'en entend parler de plus en plus. Pour avoir lu ses trois titres, je constate que, tout en restant dans un style similaire, Sarah McCoy connait plus d'une façon de raconter. J'ai en effet trouvé ses romans assez différents les uns des autres, dans les thèmes comme dans la façon dont la plume était travaillée.

J'ai beaucoup aimé Un goût de cannelle et d'espoir, qui se joue sur plusieurs époques et plusieurs lieux et qui trempe dans le secret de famille. J'ai trouvé l'effet moins réussi dans Un parfum d'encre et de liberté. Dans ce roman-ci, on va ailleurs. Pas de secret de famille, pas de saut dans le temps. On nous raconte plutôt l'histoire d'une jeune auteure à travers ses débuts dans l'écriture et son histoire d'amour.

Sans qu'il ne soit mémorable, j'ai beaucoup aimé ce roman. Tout est... paisible. Il se déroule de nombreuses péripéties, mais j'avais l'impression qu'écouter une personne âgée raconter sa vie pendant ma lecture de ce livre. L'écriture est douce, linéaire, sans remous. 

Ce qui a particulièrement retenu mon attention, c'est le thème de l'édition et des femmes. C'était à l'époque un monde d'hommes et j'ai beaucoup aimé découvrir l'univers d'une femme forte qui a fait sa place et sa réputation à la force de sa volonté. Les étapes de publication ne se sont plus du tout comme aujourd'hui et j'ai aimé la partie de l'histoire où elle tente de se faire publier. On traite également beaucoup de son histoire d'amour un peu difficile, qui n'a cessé de s'effilocher et de se raccommoder à cause des caractères bien sentis des deux personnes impliquées. J'ai aimé, mais l'histoire manquait pour moi un peu d'éclat.

Pour conclure, j'ai apprécié cette lecture douce et paisible, mais ce troisième roman ne déclasse pas pour moi le premier de l'auteure, que je vous conseille de lire avant celui-ci.

Je remercie grandement Les Éditions Michel Lafon Canada pour l'envoi de ce roman!

lundi 19 juin 2017

Les vacheries des Nombrils, tome 1: Vachement copines

Delaf et Dubuc
48 pages
Éditions Dupuis

Mon avis


Les Nombrils... c'est probablement la seule bande-dessinée qui avait su capter mon attention lorsque j'étais adolescente! Je trouvais cette série absolument tordante et j'ai du relire les premiers tomes plusieurs fois.

Lorsqu'on m'a proposé de faire la lecture du premier tome de la série parallèle Les vacheries, j'ai tout de suite été emballée. La bande-dessinée principale Les Nombrils va en progressant dans une histoire au fil des tomes. Ici, les auteurs reviennent à la situation initiale du récit pour nous offrir encore plus de blagues délicieuses. Le filon est loin d'être épuisé et c'est encore aussi drôle. J'ai retrouvé ce que j'avais tant aimé dans cette série: les journées éprouvantes des filles trop magnifiques pour exister et celles de leur amie moche qui tente de s'en sortir.

Cette bande-dessinée se lit toute seule et c'est du véritable bonbon. Je ne lis pas beaucoup de bande-dessinée, je ne lis pas beaucoup d'oeuvres humoristiques, je n'aime pas particulièrement les histoires contemporaines... Mais ici, peu importe mes goûts habituels, j'adore! Je pense donc que tout le monde peut grandement apprécier cette série. Si vous n'êtes pas familiers avec Les Nombrils, je vous conseille cependant de débuter par la série principale et de ne lire Les Vacheries qu'après. Suivre l'ordre de parution, c'est toujours une idée gagnante!

Bref, j'ai absolument adoré me plonger avec légèreté dans ce livre et je compte bientôt relire la série complète pour retrouver le plaisir que j'ai eu il y a quelques années (en attendant le tome 2 des Vacheries!)

Un grand merci à l'auteure et à La boite de diffusion pour l'envoi!

dimanche 28 mai 2017

Syberia

Dana Skoll
D'après l'oeuvre de B.H. Sokal
Éditions Michel Lafon
316 pages

« Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mammouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.»

Mon avis


7/10

Syberia est une adaptation en roman d'une histoire à la base dans un jeu vidéo. Avant le roman, elle avait également été reprise en bande-dessinée et en roman graphique. Je ne connaissais pas du tout Syberia, sous aucune de ses autres formes, avant de me lancer dans le roman. 

J'ai bien aimé, mais je suis persuadée que l'histoire de Syberia est plus intéressante en jeu vidéo ou en bande-dessinée. Si vous êtes des fans, je ne suis pas certaine que je conseille le roman. Si par contre, comme moi, vous n'en connaissez rien et que le résumé vous plait, cela peut être une bonne lecture!

L'histoire est très bonne. J'ai aimé sentir mes os se glacer dans le froid sibérien, l'ambiance étrange de l'usine d'automates, le vieux savant plus que fou et ses inventions et le mystère autour d'un peuple isolé qui vivrait encore entouré de mammouths. Pour ce qui est du personnage de Kate, je savais dès le début que je n'arriverais pas vraiment à m'attacher à elle, car je n'aime pas beaucoup ce genre de personnage (la jeune avocate qui a une carrière brillante à New York qui délaisse tout pour l'aventure alors qu'on se demande ce qu'elle va chercher là). Ce n'est cependant qu'une question de goût, d'autres l'aimeront probablement!

Ce qui m'a dérangé, c'est l'écriture. Cela saute aux yeux qu'il s'agit d'une adaptation en roman d'une oeuvre déjà existante, et ça... c'est plutôt moche. Dans ce type de roman, il faut que l'auteur réussisse à nous faire oublier les autres formats et qu'on croit vraiment que le roman est l'oeuvre originale. Ici, ce n'était pas réussi. Les péripéties se succèdent beaucoup trop rapidement. Il se passe juste trop de choses et cela va à une vitesse folle. 

Pour conclure, je pense qu'il est préférable de découvrir cette histoire à travers le jeu vidéo ou à travers la bande-dessinée (même si ce n'est pas ce que j'ai fait!) Les fans seront probablement déçus, mais le roman peut être une bonne lecture si vous ne connaissez pas. 

dimanche 21 mai 2017

Récits du Demi-Loup, tome 1: Véridienne

Chloé Chevalier
Éditions Les moutons électriques
376 pages

« Au bord de l’implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l’épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, les prémisses d’une guerre civile, et l’apparente indifférence de son roi. Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes des menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que les futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois. Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu’une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ? Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d’apprendre quels devoirs sont les leurs. »


Mon avis



8/10

Ça faisait très longtemps que j'avais envie de voir ce que donnait ce premier tome. La couverture est selon moi juste à tomber et moi des histoires de princesses et de royaumes... J'adore! 

Je n'avais pas nécessairement d'attentes, mais cela ne ressemblait pas à ce à quoi j'aurais pu penser. Le début est assez lent et je me disais «Bon, probablement un de ces bouquins où il faut être patient avant d'entrer dans l'histoire». Cependant, l'action n'arrive ainsi dire jamais. Cela n'en fait pas un mauvais livre, par contre, loin de là! On a simplement l'impression de se faire raconter les événements comme lorsqu'on apprend l'histoire d'un pays. 

La narration du livre n'est pas toujours simple à suivre. On alterne entre une narration au «je» entre plusieurs personnages. Cela ne m'a pas causé problème, mais il faut suivre, quand même... On a aussi des extraits de journaux et des échanges de lettres. 

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai d'abord absolument adoré le concept des Suivants pour les enfants royaux. À la naissance d'un prince ou d'une princesse, on trouve dans le royaume un enfant né le lendemain qui grandira avec lui. J'ai aimé la relation de symbiose que ce concept amenait et j'ai trouvé cela très original et très bien présenté. 

On suit principalement deux princesses, des cousines, de l'enfance jusqu'au début de l'âge adulte, avec évidemment, leurs Suivantes. Elles sont toutes capricieuses, têtues et je n'ai pas toujours aimé les petites chicanes ridicules entre elles. J'ai cependant aimé le personnage du prince, le frère de l'une des cousines. 

Pour conclure, j'ai aimé le livre, mais je reste un peu mitigée sur certains points. Il n'y avait pas beaucoup d'action (sauf à la fin, les dernières pages sont intéressantes!), mais j'ai aimé les intrigues de la cour. J'ai un peu de difficulté à donner un avis clair, car je ne sais au final pas tout à fait ce que j'en ai pensé! 

samedi 20 mai 2017

L'aquarelle, une maison anglaise en Ukraine

Nathalie de Kaniv
Éditions Lazare et Capucine
169 pages

«Pendant ses vacances en Angleterre, Eileen Wortley ne s'attend pas à retrouver dans cette très vieille librairie de Canterbury l'aquarelle originale qui orne le salon de sa maison en France. Celle-ci aussi signée par sa mystérieuse aïeule. Et le libraire s'appelle Wortley... Un voyage inattendu à la découverte d'un passé douloureux, caché plus qu'oublié, commence soudain. Sa grand-mère vit loin d'ici, sa mère muette sur son passé, et libraire inconnu: tous détiennent une part de ce mystère familial. Pour sa fille, pour éloigner les ombres et son enfance, Eileen doit enfin percer le secret: qui est véritablement l'auteure de cette aquarelle?»

Mon avis


Lorsque j'ai été contactée pour faire la lecture de ce livre, j'ai été emballée par le thème. Le résumé, qui nous promet une histoire de secret de famille, était alléchant!

Malheureusement, ma lecture a été un peu laborieuse. J'ai eu du mal avec le début. Je n'ai pas aimé comment la relation mère-fille entre Eileen et Alexandra était dépeinte. J'éprouvais un inconfort et je n'ai pas aimé cette partie de l'histoire. Alexandra était un personnage un peu ennuyant. J'ai retrouvé de l'intérêt pour l'histoire lorsque nous sommes arrivés au moment dans la librairie. J'ai aimé l'ambiance vieillotte et anglaise.

Les secrets de famille, il y en a dans une tonne de romans, mais j'ai aimé l'élément déclencheur ici: une aquarelle signée de la main d'une aïeule qui orne le mur d'une librairie inconnue. J'ai trouvé cela très originale et cela donnait envie d'en savoir plus!

Finalement, la fin m'a plutôt plu. Eileen reçoit les explications qu'elle demande et on découvre avec elle la vie cachée de cette mystérieuse ancêtre.

Au final, j'ai bien aimé, même si je n'ai pas apprécié toutes les parties du roman, et que son petit nombre de pages en a fait une histoire qui ne pouvait pas se développer beaucoup.

Je remercie les Éditions Lazare et Capucine pour cette lecture!

lundi 1 mai 2017

Transférés

Kate Blair
Éditions Michel Lafon
262 pages

« Dans un futur proche, l'humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d'une société qui touche à la perfection.

C'est dans ce monde qu'est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille chérie d'un politique qui se voit déjà Premier ministre d'Angleterre. Atteinte d'un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier Transfert. Mais à l'hôpital, Talia sauve une fillette d'une agression, et cette petite fille des ghettos lui fait découvrir l'envers du décor et l'horreur d'un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé. Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru... y compris son propre père.»

Mon avis


7,5/10

Nous sommes dans un monde où la technologie médicale a évoluée différemment à partir des années 50 et dans lequel on se débarrasse des maladies non pas en les soignants, mais en les transférant à quelqu'un d'autre. Les sentences pour les criminels ne sont ainsi pas l'enfermement, mais la condamnation à recevoir une maladie, le niveau de gravité de celle-ci dépendant du crime commis. 

D'abord, je trouve que le concept est très original! Même si ce n'est pas une dystopie (c'est plutôt une réécriture du dernier siècle, donc je le classerais comme une uchronie), on se sent comme dans ce genre de roman. Je n'avais encore jamais lu quelque chose qui repense l'aspect médical de la société. L'idée est bien développée et c'est intéressant à lire!

Lorsque l'on a un bon concept comme celui-ci, il faut ensuite y apposer une histoire et des personnages. J'ai bien aimé l'histoire, mais sans être épatée. C'était un agréable moment de lecture, mais pas mémorable. Talia est la fille d'un candidat à la présidence anglaise. Elle sauve un jour une fillette d'un acte de violence dans un hôpital et sa vie en est ensuite bouleversée. J'ai aimé Talia, mais je la trouvais trop téméraire. Elle s'est mis dans des situations impossibles et je n'arrive pas à m'identifier à ce genre de personnage. J'ai aimé cependant le personnage masculin et découvrir en même temps que Talia son univers.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est la réflexion que peut engendrer une telle histoire, particulièrement quant au traitement de la pauvreté et de la criminalité. Cela fait réfléchir sur les écarts sociaux et c'est une belle lecture à mettre entre les mains d'adolescents. 

Je remercie grandement les Éditions Michel Lafon Canada pour l'envoi de ce roman!


Bilan de mars et avril 2017


Après un mois de mars très peu prolifique en lecture (4 romans), j'ai décidé de combiner le bilan avec celui d'avril. Je n'ai pas lu tant que ça en avril non plus, mais j'ai fait plusieurs bonnes lectures!

Très bonnes lectures




Bonnes lectures


Déceptions


Acquisitions de mars et avril 2017


Voici les livres qui ont rejoint ma PAL en mars et avril. Pas mal d'achats neufs, mais aussi beaucoup de partenariats. Avez-vous lu certaines de ces livres?

Achats neufs





 



Achats d'occasion





Partenariats / Concours